Des journalistes guinéens venus des médias publics et privés ont été outillés ce weekend sur les droits de santé sexuelle et reproductive ‘’DSSR’’. C’est une initiative du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) antenne locale. Objectif, amener des journalistes à se spécialiser dans les domaines de la santé et de l’environnement en vue de contribuer aux plaidoyers auprès des autorités.

La thématique développée lors de cette rencontre d’une journée était : « Accélérer le financement domestique des DSSR : Quels rôles pour les médias et les acteurs de la société civile en Guinée ? ».

Selon le Coordinateur national du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement, Moussa Iboun Conté : « le premier objectif, c’est qu’on voudrait avoir des espaces dédiés aux questions de santé et de l’environnement. Deuxièmement, on voudrait qu’à travers ces espaces-là, qu’on relève les priorités nationales et internationales en matière de santé et de l’environnement. Et le premier défi pour nous, c’est le protocole de Mabouto. Car, nous constatons que dans la plupart de nos hôpitaux, il n’y a pas une discipline qui existe pour la prise en charge des femmes ».

Les défis sont énormes non seulement en Guinée, en Afrique et dans le monde. Car, selon les statistiques de l’Organisation Mondiale de la Santé ‘’OMS’’, parmi les 1,9 milliards de femmes en âge de procréer entre 15 et 49 ans dans le monde, 8% ont des besoins non satisfaits en matière de contraception, une proportion qui atteint 15% dans les pays les moins avancés. 270 millions n’ont pas accès à une méthode de contraception. C’est pour cette raison que le facilitateur, Félix Dounia Millimono invite les hommes de médias à s’impliquer activement dans la sensibilisation. Car pour lui : « Quand on prend le contexte guinéen, nous sommes à une prévalence contraceptive qui tourne autour de 12%, avec un besoin non satisfait qui oscille autour de 22%. Et pour combler ces différentes lacunes ou ces différents défis en matière de demandes et aussi d’offres de services qui doivent suivre, il est important que toutes les composantes de la nation puissent jouer un rôle déterminant. Et c’est là que les médias ont tout leur sens et l’apport des médias a une valeur ajoutée pour comprendre davantage la problématique, mais aussi avoir un engagement plus soutenu de la part des décideurs » a-t-il souligné.
Cet appel a été entendu par des participants, qui au sortir de cette formation s’engage à traiter des sujets liés non seulement à la santé, mais aussi à l’environnement plus particulièrement la planification familiale. C’est le cas de Fatouma Kourouma journaliste à Galaxie FM. « Une fois à la maison, je vais essayer de sensibiliser les autres partout. A travers les informations reçues à cette occasion. Aussi, je peux faire des reportages parce que même si j’avais un projet sur ces questions là mais je ne connaissais pas beaucoup dedans, donc à partir d’aujourd’hui, je peux faire des reportages sur les droits de santé sexuelle reproductive ».

A noter qu’au cours de cette séance, Aboubacar Touré journaliste a présenté son prix qu’il a remporté lors des Awards du REMAPSEN au Bénin. Une distinction qui illustre l’engagement croissant des médias guinéens dans la promotion de la santé et de l’environnement.
Oumar M’Böh








