Depuis la prise de responsabilité du comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD), la Guinée enregistre des avancées en matière de stabilité macroéconomique. Selon les autorités, cette évolution se traduit par une situation financière jugée soutenable, portée par une gestion axée sur la maîtrise de l’endettement.
Au Parlement, le président de la Commission Plan, Affaires financières et Contrôles budgétaires du Conseil national de la transition, l’honorable Hamidou Kamara, a présenté l’état de la dette publique du pays. Avec le nouveau rebasage, le taux d’endettement de la Guinée s’établit à 34 %, un niveau inférieur à celui de plusieurs pays de la sous-région.
À titre comparatif, le Sénégal affiche un taux de 132 %, la Côte d’Ivoire et le Mali 51 %, la Guinée-Bissau 77 % et le Ghana 82 %. Ces données placent la Guinée comme le pays le moins endetté au sein de l’espace sous-régional.
L’honorable Hamidou Kamara a également rappelé les règles encadrant le financement des structures publiques. Les établissements publics à caractère administratif ne sont pas autorisés à s’endetter et ne peuvent bénéficier de prêts de l’État. En revanche, les sociétés anonymes peuvent accéder à des prêts publics, conformément à l’article 67 de la loi 056, sous réserve que la durée n’excède pas dix ans et que les conditions financières soient évaluées par le ministre des Finances.
Au sein du CNT, les conseillers nationaux ont indiqué partager les préoccupations du gouvernement visant à réduire la dette de l’État, une orientation présentée comme favorable à l’amélioration des conditions de vie des populations.
Djoumè SACKO pour www.lavoixdupeuple.info








