Élections et violences: aux acteurs politiques, Dieu vous voit ( Ibrahim Kalil Diallo)

C’est un cocktail molotov qui risque de créer un effet boomerang. Le Landerneau politique guinéen reste donc encore agité. Les appétits des uns et la mégalomanie des autres, risquent de plonger le pays dans une spirale de violences. Après une campagne agitée au relan ethniques, les acteurs politiques se préparent à nous servir un plat indigeste. Le climat de défiance exacerbé risque de saper dangereusement les acquis d’une démocratie balbutiante en Guinée.

D’abord, le retour de Cellou Dalein Diallo ce jeudi 15 octobre à Conakry en provenance de la Guinée profonde. Un déferlement de militants avec des colonnes de motards en parades dans la ville. Une période de ferveur dans le fair-play. Tout ça, c’est beau. Et c’est bon. Mais, pas plus.
Les Guinéens n’ont pas besoin des scènes de violences. En pareilles circonstances, les violences naissent très souvent, des provocations et réactions de militants excités, souvent incontrôlés des partis politiques.
Mais au-delà de tout, c’est la journée de ce vendredi 16 octobre 2020 qui reste une journée très décisive.
Une curieuse coïncidence de l’accueil que les partisans du pouvoir comptent réserver au Président candidat, Pr. Alpha Condé avec une manifestation annoncée à la même date du FNDC. Les enjeux sont grands, les risques aussi. Oui, un terreau fertile au désordre, à la défiance qui se solde par la violence.
Disons nous la vérité, à qui profite ces violences ? Cette coïncidence démontre dis-je, le degré belliciste des uns et des autres.
Comment mettre fin à la culture de la violence préjudiciable à une démocratie vraie. La démocratie, c’est d’abord la non violence et donc, la paix.
C’est la loi de la contradiction dans la civilité. A la communauté internationale, aux amis de la Guinée et surtout aux sages, religieux, c’est le bon moment de s’impliquer pour calmer les ardeurs. Il est vraiment temps, de dire halte aux propos et actes belliqueux aux conséquences incalculables.
A ceux qui veulent rester au pouvoir c’est le moment de prendre conscience du danger d’un tel comportement. Car, l’histoire n’a pas de brouillons. A ceux qui veulent coûte que coûte prendre le pouvoir en marchant sur des cadavres, le monde vous observe.
Le sang a trop coulé dans ce pays. Est ce qu’on a besoin de tout ça ? Après tant de sacrifices, le peuple de Guinée mérite mieux. A défaut de nous aider à sortir de la pauvreté et la misère, de grâce, aidez nous à rester en vie. Le reste, on va se débrouiller. Mais n’oubliez pas. Dieu vous voit.
Ibrahim Kalil Diallo
Journaliste
621501582

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