Ce jeudi, Alpha Bacar Barry a été officiellement installé dans ses fonctions de ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. Il succède à Aminata Kaba et à Jean-Paul Cédy, dans un contexte de recomposition gouvernementale suite à l’entrée en vigueur de la Ve République.

La cérémonie d’installation a été présidée par le ministre secrétaire général du Gouvernement, Tamba Benoît Kamano. Plusieurs membres du gouvernement et hautes autorités administratives ont assisté à l’événement, dont le ministre de l’Élevage, Félix Lamah, ainsi que le Vérificateur général.
Dans son allocution, le ministre Alpha Bacar Barry a exprimé l’émotion liée à son retour à la tête d’un ministère qu’il connaît intimement. Il a inscrit sa nomination dans une séquence historique plus large, rappelant que le pays, avec la nouvelle Constitution et l’élection du président de la République, Son Excellence Mamadi Doumbouya, s’est engagé dans une dynamique de transformation accélérée.
« L’éducation est au centre de la vision présidentielle et de tous les programmes structurants », a-t-il souligné, qualifiant la période actuelle de moment décisif pour le développement national.
Conscient de l’ampleur de la tâche, le nouveau ministre a adopté un discours mêlant honneur et lucidité. « J’accueille cette mission avec fierté, mais aussi avec une profonde inquiétude », a-t-il déclaré, évoquant la hauteur des attentes placées dans ce département unanimement reconnu comme prioritaire. Il a appelé à la sagesse, à l’humilité et à l’engagement collectif pour répondre aux défis structurels du système éducatif.
Alpha Bacar Barry a également salué l’action de ses prédécesseurs, mettant en avant « la qualité de ses réformes, sa hauteur de vue et sa contribution décisive » à la conduite du sous-secteur de l’éducation. Il a insisté sur la continuité de l’action publique, affirmant que l’ancien ministre demeure une référence et un conseiller naturel au sein de l’exécutif.
Dans un domaine aussi structurant que l’éducation, il a souligné que la stabilité, l’expérience et la cohérence des politiques publiques demeurent des conditions importantes de réussite.
Djoumè SACKO pour www.lavoixdupeuple.info








