Le projet de loi de finances rectificative (LFR) a été adopté ce lundi 17 novembre 2025, à l’unanimité par les conseillers nationaux du conseil national de la transition. C’était à l’occasion d’une plénière consacrée à cet effet.

Selon le rapport général rendu public à l’hémicycle devant les membres du gouvernement et invités, les recettes sont réestimées à 43 960 624 559 000 GNF, soit une hausse de 24,97 %, tandis que les dépenses autorisées enregistrent une progression de 20 %, pour atteindre 54 253 257 869 929 GNF.
C’est le président du conseil national de la transition, honorable Dr Dansa Kourouma qui a présidé cette séance plénière dédiée à l’examen et à l’adoption du volet dépenses du Projet de Loi de Finances Rectificative (PLFR) 2025.

Pour lui : « Cet exercice est d’une importance capitale : il reflète la manière dont l’État traduit, en actes concrets, les priorités nationales, les urgences sociales et les attentes légitimes de nos concitoyens.
Le budget rectificatif 2025 connaît une progression significative. Celle-ci s’explique par le financement de grands projets d’infrastructures, par la prise en charge de l’indemnisation des victimes du 28 septembre, par l’instauration de la gratuité des pièces d’identité, par les engagements liés à la Transition, ainsi que par les besoins croissants des secteurs sociaux.
Les travaux menés en commissions ont permis de mettre en évidence plusieurs défis majeurs dont :
la faible rétrocession des ressources aux collectivités locales ;
les retards persistants dans l’apurement de la dette intérieure ;
les insuffisances dans les services sociaux de base (santé, éducation, eau) ;
le taux d’exécution budgétaire très limité de certains EPA.
Face à ces constats, des recommandations fortes et structurantes ont été formulées afin d’améliorer la qualité de la dépense publique et de renforcer l’efficacité de l’action gouvernementale.
L’adoption du volet dépenses du PLFR 2025 traduit notre détermination à promouvoir la justice sociale, l’équité territoriale et la refondation de l’État. Le CNT demeurera vigilant et continuera d’exiger des rapports réguliers d’exécution budgétaire, afin que chaque franc public engagé produise un impact réel et mesurable pour nos populations ».
Oumar M’Böh










