Une opération de déguerpissement menée par les forces de sécurité a entraîné des scènes de tension ce mardi à KM36 dans la commune de Sanoyah. Des femmes marchandes installées le long de la chaussée ont été contraintes de quitter les lieux, dans une intervention marquée par l’usage de gaz lacrymogène.
D’après les informations recueillies sur place, les agents sont intervenus pour libérer l’emprise de la voie publique occupée par des étals et des marchandises. Cette action s’inscrit dans le cadre des mesures engagées par les autorités pour assainir les espaces publics et faciliter la circulation.
Sur les lieux, l’arrivée des forces de l’ordre a provoqué la panique parmi les vendeuses. Plusieurs d’entre elles ont tenté de récupérer leurs produits dans la précipitation, tandis que d’autres ont été surprises par la rapidité de l’intervention.
Des témoins rapportent que des gaz lacrymogènes ont été utilisés pour disperser les occupantes, entraînant des mouvements de foule et une certaine confusion. Dans la bousculade, des marchandises ont été abandonnées ou endommagées.
Certaines femmes rencontrées sur place déplorent la manière dont l’opération s’est déroulée. Elles affirment ne pas avoir été suffisamment informées en amont et disent avoir subi des pertes importantes.
Du côté des autorités, cette opération vise à mettre fin à l’occupation anarchique des abords de la route, considérée comme un obstacle à la circulation et un facteur d’insécurité pour les usagers.
Cet épisode remet en lumière les difficultés liées à l’organisation du commerce informel en milieu urbain, notamment la question de la réinstallation des vendeurs et des vendeuses impactés par les opérations de déguerpissement.
Djoumè SACKO pour www.lavoixdupeuple.info







