Lundi, devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, s’est expliqué sur l’origine de ses biens dans le cadre d’une affaire de détournement présumé de fonds publics, de blanchiment et de corruption.
Bangoura a affirmé que ses propriétés personnelles ont été acquises légalement. Il possède deux duplex à Nongo, financés pour 1,5 milliard de GNF, et touche un salaire mensuel de 75 millions de GNF. L’ex‑magistrat a aussi vendu un immeuble hérité de son père à Paris pour acheter un bâtiment à Dakar entre 2018 et 2019, grâce à un prêt bancaire de 4 milliards de GNF.
Il a ensuite évoqué les biens de sa famille, précisant que les terrains allant de la prison de Coyah à Wonkifong appartiennent à ses proches et que sa famille possède même une île à Wonkifong. Il a également signalé qu’un immeuble à Dubréka appartient à sa femme et à la mère de celle-ci.
Sur la gestion des fonds de la Cour constitutionnelle, Bangoura a assuré qu’il n’existait pas de fonds spéciaux en dehors des allocations liées aux élections et que son rôle se limitait aux affaires juridiques. Il a rappelé son parcours à la Cour : six ans comme membre et trois ans comme président.
L’audience s’inscrit dans un processus judiciaire plus large visant à vérifier l’origine de fonds importants et la légalité des biens acquis par l’ancien président de la haute juridiction.
Djoumè SACKO pour www.lavoixdupeuple.info









