Hier, lundi 16 mars 2026, à Conakry au Mamadi Doumbouya a présidé un sommet tripartite avec les présidents de la Sierra Leone et du Libéria au Julius Maada Bio et Joseph Nyumah Boakai, pour tenter de désamorcer de graves tensions frontalières dans le bassin du fleuve Mano. La Nialé Kaba, envoyée spéciale du Président ivoirien, était témoin de la rencontre.

Depuis plusieurs semaines, la situation frontalière entre la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria s’est tendue, notamment autour de zones contestées comme Yenga entre Guinée et Sierra Leone et dans la région de Lofa entre Guinée et Libéria. Ces différends trouvent leurs racines dans l’histoire coloniale et post‑indépendance de ces frontières, héritage d’accords franco‑britanniques anciens et d’occupations militaires durant les conflits des années 1990.
La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avait déjà tiré la sonnette d’alarme début mars, appelant à la retenue et au dialogue et envoyant une mission technique dans la région pour prévenir une escalade.
À Conakry hier, les dirigeants ont convenu de poursuivre les discussions et d’explorer des mécanismes diplomatiques pour régler les différends, après des jours d’inquiétude sur le terrain et des rapports faisant état de mouvements de troupes et d’incidents le long des frontières entre les trois pays.
Ce sommet, placé sous le signe de la coopération, intervient à un moment délicat. Alors que la population de la sous‑région espère une solution pacifique, les négociations en cours devront être suivies d’actes concrets pour éviter toute reprise des tensions dans une zone qui a déjà connu de longues périodes d’instabilité et de conflits.
Djoumè SACKO pour www.lavoixdupeuple.info









