Le jeudi 22 janvier 2025 à l’Université Mercure Internationale de Conakry, la Direction des Affaires Juridiques et Contentieux de l’Electricité de Guinée EDG a organisé une conférence-débat sur le thème : « Fraude et vol d’électricité : enjeux juridiques économiques et sociaux ». La rencontre a réuni les étudiants, des juristes et plusieurs cadres de l’EDG pour discuter des pratiques frauduleuses et de leurs impacts sur le secteur énergétique guinéen.

Le directeur des affaires juridiques et contentieuses de l’EDG, Dr Yaovi Afadodan, a ouvert la séance et a animé la conférence à travers ses collaborateurs. Il a présenté EDG comme une société anonyme à capitaux publics majoritaires responsable de la production, du transport, de la distribution et de la commercialisation de l’électricité en Guinée. Il a précisé que la société fonctionne avec autonomie malgré son lien avec l’État et qu’elle assure la gestion professionnelle des infrastructures électriques. Avec ses collaborateurs, il a expliqué que l’électricité est produite par des barrages hydroélectriques et des centrales thermiques.
Lors de la présentation technique, un cadre de l’EDG est intervenu au tableau pour détailler le coût moyen de production d’un kilowattheure, estimé à 2300 francs guinéens, et le prix moyen de vente fixé par l’État à 880 francs guinéens. Il a souligné que la différence entre le coût de production et le prix de vente est supportée par l’État sous forme de subvention, ce qui représente une charge financière importante pour l’État et permet de soulager les consommateurs. Ce même cadre a précisé que la demande en électricité augmente d’environ 10 % par an, accentuant la pression sur la production et sur la gestion financière de l’EDG. Naby Camara, chef du département de la communication de l’EDG, est venu compléter ces explications, en reprenant les informations présentées et en les rendant accessibles aux participants.
Les cadres présents, sous la direction de Dr Yaovi Afadodan, ont ensuite rappelé le cadre juridique applicable au vol et à la fraude d’électricité. Ils ont mis en avant l’article 373 du Code pénal guinéen qui définit le vol comme la soustraction frauduleuse de biens d’autrui, incluant spécifiquement l’eau et l’électricité, avec des peines d’emprisonnement et d’amende. Les intervenants ont expliqué les causes principales de la fraude et du vol : bypass des compteurs, sous-abonnements et non-paiement des factures. Les conséquences sont la perte financière pour l’EDG, la surcharge du réseau, les risques d’incendie et un frein au développement économique.
La conférence, animée par le directeur et ses collaborateurs, a permis de formuler plusieurs recommandations : sensibilisation des populations, installation de compteurs prépayés, suivi régulier des abonnements et responsabilisation des utilisateurs. La séance s’est conclue par une interaction avec les étudiants, qui ont posé des questions pour mieux comprendre les enjeux juridiques, techniques et sociaux liés à la fraude et au vol d’électricité.
Cette rencontre a contribué à vulgariser l’information sur le cadre juridique et économique de l’électricité en Guinée et à renforcer la prise de conscience des jeunes sur les bonnes pratiques de consommation et de paiement de l’électricité.
Djoumè SACKO pour www.lavoixdupeuple.info









