Antonio & KPC : je préfère un compromis arrangeant à une élection déchirante

Comment éviter la fracture de notre football avec le choc de deux titans ?
Pour le bien de notre football, pour le bonheur des amoureux du cuir rond, au-delà des émotions, je plaide pour un compromis arrangeant à une élection déchirante au risque et péril de notre football.
Le ring électoral est un choix mais loin d’en être la solution. En évaluant les conséquences désastreuses d’un tel choix, je plaide en faveur d’un consensus dont le seul mérite ou bénéficie sera de désarmer les passions et étouffer les ambitions personnelles démesurées.
La sagesse doit prévaloir et l’intelligence doit prendre le dessus.
Le compromis est aussi démocratique, plus constructif  et moins compromettant.
Le duel annoncé au-delà du choc qu’il présage, risque d’être un violent coup d’arrêt pour notre football.
Cette élection est plutôt un coup de frein qu’un véritable facteur qui contribuera à l’épanouissement de notre football.
J’exhorte les parties à la concession, à la concertation et au consensus. Pour cela, j’invite les autres acteurs du monde sportif à œuvrer inlassablement dans l’apaisement et à la renonciation des ambitions égoïstes au profit de l’intérêt commun.
Notre football n’a pas besoin de revanche encore moins d’une lutte par procuration.
La fédération guinéenne de football a besoin de stabilité. C’est un droit absolu pour chacun de nourrir en lui des ambitions pour le rayonnement du football mais il est du devoir de tous et de chacun de contribuer au succès de l’équipe en place.
Ce n’est pas une course au trésor encore loin pour le triomphe personnel.
J’invite personnellement le Chef de l’État, en sa qualité de père de la nation à appeler les parties vers un compromis possible avant que le peu d’efforts consentis ne s’écroule comme un château de cartes. Même si on dira que le football doit être loin de la politique mais nul ne peut briguer la présidence d’une fédération de football sans le soutien d’un Chef d’État. C’est un peu la nuance !
Je me demande au comité de sages s’il en existait à la fédé de prendre son bâton de pèlerin pour éviter le coulage.
Antonio peut continuer et KPC peut attendre pourvu que notre football profite.
Mon choix reste et demeure pour un football émergent !
Et je pense personnellement que cette rivalité fratricide en cours n’arrange pas notre pays.
KPC a raison de se porter candidat mais qu’il refuse d’être ce candidat porté par un club de revanchards.
Il fait déjà assez pour notre football sans qu’il n’exerce la fonction de président de l’institution dirigeant, et il peut faire mieux sans nourrir aucun appétit dirigiste.
Je vote pour le compromis arrangeant, et c’est bien possible !
Wassalam !
Par Habib Marouane Camara, Journaliste-Chroniqueur politique.

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